Au Québec, une agence artistique et un groupe Facebook sont à égalité : chacun est la source du dernier projet d'environ 3 acteurs sur 10. C'est le constat central d'un questionnaire rempli par 239 acteurs et actrices entre le 26 août et le 26 septembre 2026, de la figuration jusqu'à ceux qui vivent du métier.

Personne n'avait encore compilé ces chiffres-là : où les acteurs d'ici trouvent leurs contrats, ce qu'ils paient pour essayer, ce que leur agence leur envoie réellement et ce qui les fait abandonner une annonce. Cet article présente toutes les données, y compris celles qui nuancent nos propres hypothèses.

Qu'est-ce qui ressort des 239 réponses ?

  • L'agence et Facebook à égalité. Le dernier projet est venu de l'agence pour 31 % des répondants et d'un groupe Facebook pour 30 %. Chez les acteurs sans agence, Facebook monte à 38 %.
  • Plus on est établi, moins le travail vient de Facebook. Chez ceux qui vivent du métier ou en tirent une part importante de leurs revenus, 76 % consultent les groupes, mais seulement 11 % y ont trouvé leur dernier projet. L'agence (51 %) et les directeurs de casting qui écrivent directement (14 %) prennent le relais.
  • Une agence ne garantit pas les auditions. Parmi les acteurs représentés, 31 % ont reçu 3 auditions ou moins de leur agence en 12 mois, et 12 % n'en ont reçu aucune. À l'inverse, 42 % en ont reçu plus de 10.
  • Un quart des représentés paient des frais récurrents à leur agence, en plus de la commission.
  • La moitié dépense plus de 500 $ par année pour sa carrière. 28 % dépassent 1 000 $, 10 % dépassent 2 500 $.
  • Deux répondants sur trois ont passé 3 auditions ou moins dans la dernière année. 28 % n'en ont passé aucune.
  • Le milieu fermé avant le manque d'outils. Interrogés à question ouverte, les répondants nomment d'abord « toujours les mêmes acteurs » (21 %), le cercle vicieux de l'UDA (18 %) et la rareté des rôles (15 %).

Peut-on se fier à ces chiffres ?

82 % des réponses sont arrivées par Facebook. On l'écrit ici, avant tout le reste, parce que c'est la première critique qu'on nous fait et qu'elle est en partie fondée.

Le questionnaire a été envoyé par courriel à 80 organisations : écoles professionnelles de théâtre, conservatoires, cégeps (profils théâtre et programmes de cinéma), troupes de théâtre amateur, cours de jeu pour adultes et formations en voix. Il a aussi été relayé par un formateur, et l'UDA en a reçu le lien. Plusieurs établissements ont refusé de le diffuser, et ceux qui l'ont fait ont surtout rejoint des étudiants et des comédiens amateurs. Résultat : 25 réponses par les écoles et les troupes, 16 par le formateur, 196 par des groupes et une page Facebook du milieu du casting, 2 par d'autres liens.

Ce que ça change, concrètement :

  • La part qui consulte Facebook est gonflée. Les répondants arrivés par Facebook consultent les groupes à 89 %, ceux arrivés par les écoles et les troupes à 24 %. Le « 81 % consultent Facebook » de cet échantillon n'est donc pas un chiffre du milieu.
  • Ce que le canal ne peut pas avoir inventé. 68 membres actifs de l'UDA et 34 personnes qui vivent du métier ou en tirent une part importante de leurs revenus sont arrivés par ces groupes. Les professionnels y sont, et ça, aucun biais de recrutement ne le fabrique.
  • On rapporte par segment. Dès qu'un chiffre varie selon le profil, on le donne séparément pour les représentés et les non-représentés, ou selon le niveau de carrière.

Autrement dit : cette étude décrit d'abord les acteurs qui cherchent activement du travail. Elle ne prétend pas décrire tous les acteurs du Québec.

Qui a répondu ?

La moitié des répondants fait des contrats payés à l'occasion, et seulement 15 % vivent du métier ou en tirent une part importante de leurs revenus. C'est un portrait du milieu tel qu'il est : beaucoup de gens actifs, peu de gens qui en vivent.

Comment tu te décris aujourd'huiRépondants
Je fais des contrats payés à l'occasion117 (49 %)
Je débute, je fais surtout de la figuration46 (19 %)
C'est une partie importante de mes revenus24 (10 %)
J'étudie en jeu ou en cinéma20 (8 %)
Je suis membre d'une troupe de théâtre amateur19 (8 %)
Je vis de ça13 (5 %)
  • Agence : 51 % sont représentés en ce moment, 18 % ont déjà eu une agence et n'en ont plus, 31 % n'en ont jamais eu.
  • UDA : 31 % sont membres actifs, 22 % membres stagiaires, 46 % ne sont pas membres.
  • Région : 39 % vivent à Montréal, 19 % en Montérégie, 16 % dans les Laurentides ou Lanaudière, 9 % dans la région de Québec, 5 % à Laval et 11 % ailleurs.
  • Langue : 95 % ont répondu en français, 5 % en anglais.

Un repère utile : l'UDA déclarait en 2025 plus de 8 500 membres actifs et 5 100 membres stagiaires, soit environ 38 % de stagiaires. Parmi nos répondants membres de l'UDA, la proportion est de 41 %. L'UDA regroupe aussi des chanteurs, des danseurs et d'autres interprètes, donc la comparaison reste indicative.

1. D'où vient vraiment ton prochain contrat ?

Le dernier projet décroché vient de deux sources presque à égalité : l'agence (31 %) et un groupe Facebook (30 %). Mais la réponse change complètement selon qu'on a une agence ou non, et selon l'avancement de la carrière.

Où le dernier projet a été trouvéTous (239)Représentés (122)Sans agence (117)Vivent du métier ou revenu important (37)
L'agence l'a envoyé31 %56 %6 %51 %
Un groupe Facebook30 %23 %38 %11 %
Un ami, un contact, le bouche à oreille17 %8 %26 %14 %
Un directeur de casting a écrit directement9 %9 %9 %14 %
Casting Workbook, Backstage ou une autre plateforme5 %1 %10 %8 %
Instagram ou TikTok1 %1 %1 %0 %
Aucun projet dans la dernière année6 %2 %9 %3 %

Trois lectures ressortent.

Facebook est la porte d'entrée, pas la destination. Chez ceux qui débutent ou font surtout de la figuration, 54 % ont trouvé leur dernier projet dans un groupe Facebook. Chez ceux qui vivent du métier ou en tirent une part importante de leurs revenus, c'est 11 %, même si 76 % d'entre eux consultent encore ces groupes.

Même avec une agence, un projet sur quatre vient d'ailleurs. 23 % des acteurs représentés ont trouvé leur dernier projet sur Facebook. Plusieurs le disent dans leurs commentaires : ils paient une commission sur des contrats qu'ils ont trouvés eux-mêmes.

Sans agence, le réseau personnel pèse lourd. Le bouche à oreille compte pour 26 % des derniers projets des non-représentés, contre 8 % chez les représentés.

Quand on demande quelles sources les répondants consultent régulièrement (plusieurs réponses possibles), les groupes Facebook arrivent en tête (81 %), suivis de l'agence (37 %), du bouche à oreille (34 %), de Casting Workbook (23 %), d'Instagram ou TikTok (16 %), d'une autre plateforme payante (11 %) et de Backstage (10 %). Le site de l'UDA est cité par 4 % des répondants. Rappel : le premier chiffre est gonflé par le recrutement (voir plus haut).

2. Qu'est-ce qu'une agence coûte, et qu'est-ce qu'elle envoie ?

L'agence reste la source la plus efficace pour ceux qui en ont une, mais son rendement est très inégal : 42 % des représentés ont reçu plus de 10 auditions de leur agence en un an, et 31 % en ont reçu 3 ou moins.

Auditions envoyées par l'agence en 12 moisActeurs représentés (122)
Plus de 1051 (42 %)
4 à 1033 (27 %)
1 à 323 (19 %)
Aucune15 (12 %)

Le rendement suit l'avancement de la carrière. Chez les représentés qui vivent du métier ou en tirent une part importante de leurs revenus, 64 % ont reçu plus de 10 auditions de leur agence. Chez les représentés qui débutent ou font surtout de la figuration, c'est 27 %.

Ça coûte combien ?

  • La commission : parmi ceux qui connaissent leur taux, 83 % paient 15 %. Les autres paient 10 % (10 personnes), 20 % (4) ou rien (6).
  • Les autres frais : 25 % des représentés paient des frais annuels ou mensuels récurrents, 23 % ont payé pour des photos ou un book, 15 % ont payé des frais d'inscription au début. 85 % paient une commission sur leurs contrats, seule ou avec ces frais.
  • Le total payé en 12 mois : 29 % n'ont rien payé, 28 % entre 1 et 300 $, 18 % entre 301 et 600 $, 20 % plus de 600 $. Une mise en garde : la question ne précisait pas si les commissions devaient être incluses, et les réponses suggèrent que certains les ont comptées (ceux qui ont payé plus de 600 $ sont aussi ceux qui ont reçu le plus d'auditions). Ce chiffre doit donc être lu avec prudence.

Pourquoi certains sont partis ?

42 répondants ont déjà eu une agence et n'en ont plus. Sur les 41 qui ont expliqué pourquoi, 19 décrivent le même problème : l'agence n'envoyait rien ou presque, ou l'acteur trouvait lui-même ses contrats et payait quand même la commission. Les autres raisons sont des événements de vie (6, dont deux actrices qui disent avoir été laissées tomber après une maternité), une relation qui s'est détériorée (5), un mauvais arrimage avec l'agence ou ses exigences (5), une agence qui a fermé ou cessé ses activités (2) et des raisons diverses (5).

« Sur les 7 contrats pour lesquels je lui ai payé un pourcentage, j'avais déjà soumis ma candidature à 5 avant qu'il me contacte. J'avais vu les offres sur Facebook. »

L'expérience inverse existe aussi. Une répondante qui en tire une part importante de ses revenus écrit que son agente lui trouve environ la moitié de ses contrats annuels, et que ces contrats-là sont « très fiables ».

Pourquoi certains n'en ont jamais eu ?

Parmi les 75 répondants qui n'ont jamais eu d'agence, 59 % n'ont jamais essayé d'en trouver une, et 11 % n'en veulent pas. Des 23 qui ont postulé, 16 n'ont jamais reçu de réponse et 7 ont été refusés. Les raisons de ne pas essayer reviennent à trois idées : se sentir trop débutant, ne pas savoir où ni comment chercher une agence fiable, et ne pas faire assez de contrats pour justifier une commission.

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3. Combien ça coûte, être acteur au Québec ?

La moitié des répondants a dépensé plus de 500 $ pour sa carrière dans les 12 derniers mois, et un sur dix plus de 2 500 $. Ces montants sont payés d'avance, sans garantie de contrat.

En prenant le milieu de chaque tranche (et 3 500 $ pour la dernière), la dépense moyenne s'établit autour de 920 $ par année : environ 1 220 $ chez les représentés et 610 $ chez les acteurs sans agence. C'est une estimation, pas une mesure exacte.

Sur quoi. Parmi les 208 répondants qui ont dépensé quelque chose, les postes les plus fréquents sont les déplacements pour les auditions (49 %), les cours de jeu (46 %), les photos ou le book (45 %), l'abonnement à une plateforme de casting (41 %), les frais d'agence (38 %) et l'équipement pour les selftapes (32 %). 29 % cochent aussi « autre ». Dans les commentaires libres, plusieurs rappellent les cotisations syndicales, que le questionnaire ne proposait pas comme choix.

Les plateformes. 93 répondants ont décrit leurs abonnements. Casting Workbook domine largement (51 mentions), à un prix généralement compris entre 100 et 150 $ par année. Suivent Voilà Casting (11 mentions, surtout pour la voix), IMDb Pro (9), MFK Casting (8), Actors Access (6), Les Électrons libres (4) et Backstage (4).

Dépenser sans auditionner. Parmi les 66 répondants qui n'ont passé aucune audition dans l'année, 21 ont quand même dépensé plus de 500 $ pour leur carrière.

4. Pourquoi on laisse passer une annonce ?

Deux répondants sur trois ont passé 3 auditions ou moins dans la dernière année, alors que près de la moitié consacre au moins une heure par semaine à chercher des projets.

Auditions passées en 12 moisTous (239)Représentés (122)Sans agence (117)
Aucune28 %17 %38 %
1 à 337 %27 %47 %
4 à 1017 %25 %9 %
Plus de 1018 %30 %6 %

Le temps de recherche. 13 % ne cherchent pas du tout, 41 % y passent moins d'une heure par semaine, 35 % entre une et trois heures, 12 % plus de trois heures. Ceux qui y passent le plus de temps ne sont pas les débutants : 22 % des répondants qui vivent du métier ou en tirent une part importante de leurs revenus cherchent plus de trois heures par semaine, contre 11 % de ceux qui débutent.

La dernière annonce qu'ils ont laissée passer

On a demandé aux répondants pourquoi ils n'avaient pas appliqué à la dernière annonce de casting vue (plusieurs réponses possibles).

Deux écarts méritent l'attention. Les acteurs sans agence voient plus souvent l'annonce trop tard (26 % contre 16 %), ce qui est cohérent avec une recherche faite à la main dans des sources dispersées. Ils renoncent aussi plus souvent à cause de la distance (30 % contre 20 %). À l'inverse, la technique du selftape n'est presque jamais la raison.

5. T'es-tu déjà fait avoir ?

Un répondant sur dix dit s'être déjà fait avoir par une fausse annonce ou une arnaque de casting, et 12 % ne sont pas certains. Ajouté aux 15 % qui ont renoncé à une annonce parce qu'ils doutaient de sa légitimité, le doute fait partie de la recherche ordinaire.

La proportion varie selon le statut : 17 % des membres stagiaires de l'UDA disent s'être fait avoir, contre 10 % des non-membres et 5 % des membres actifs. Avoir une agence ne protège pas tout à fait : 11 % des représentés disent s'être fait avoir.

Les 15 récits laissés par les répondants décrivent quelques schémas qui reviennent :

  • On demande de l'argent pour obtenir le rôle, par exemple pour « confirmer » une participation à une grosse production américaine, pour payer l'équipe ou pour acheter des places pour un défilé.
  • De fausses agences facturent une représentation qui ne mène à aucun contrat.
  • De fausses auditions en vidéoconférence où la personne qui dit faire le casting ne montre jamais son visage et pousse la candidate vers des demandes déplacées, jusqu'à se dévêtir devant la caméra. Trois récits décrivent ce scénario.
  • L'usurpation d'une marque ou d'une production connue pour rendre l'annonce crédible.

Un récit montre à quel point ces fraudes peuvent durer : une répondante raconte avoir reconnu la même fausse directrice de casting, avec le même courriel et la même méthode, dans une audition que son agence de l'époque lui transmettait un an plus tard, puis dans le témoignage d'une autre jeune femme quelques mois avant l'étude.

6. Qu'est-ce qui frustre le plus, en leurs mots ?

La dernière question était ouverte : « C'est quoi le plus frustrant dans le fait de chercher des contrats d'acteur au Québec ? » Aucun choix n'était proposé. Les 239 réponses ont été lues et classées une par une, une même réponse pouvant toucher plusieurs thèmes.

Moins de 5 % chacun : les annonces floues ou incomplètes, les doutes sur la légitimité et le cercle vicieux de l'expérience. Les thèmes changent selon le statut. Le cercle vicieux de l'UDA est nommé par 27 % des non-membres, contre 8 % des membres actifs. Les sources éparpillées, par 21 % des non-membres, contre 4 % des membres actifs. Chez les membres actifs, c'est « toujours les mêmes » qui domine (32 %), et les selftapes y pèsent deux fois plus que dans l'ensemble (16 %).

« C'est un peu l'œuf ou la poule. » (sur l'accès à l'UDA, non-membre)
« Il faut faire le tour des groupes Facebook selon l'arrivage, c'est comme aller à la pêche et ne pas rentrer avec le souper. » (sans agence, débute)
« Le fait de n'avoir aucun retour, c'est une des choses les plus frustrantes au monde. » (membre actif, représenté)
« J'ai l'impression d'être plus évaluée sur la technique de selftape que sur l'interprétation. » (non-membre, sans agence)
« Pourquoi payer un acteur de formation quand on peut avoir n'importe qui gratuitement ? » (membre actif, représenté)
« Je ne peux pas juste ne pas me pointer au travail et prendre le risque de perdre mon revenu fixe. » (sur les annonces de dernière minute, membre stagiaire)

Une voix va à contre-courant et mérite d'être rapportée. Une répondante qui est aujourd'hui passée à la réalisation et à la mise en scène écrit qu'elle ne fréquente pas les groupes de casting, et que le travail se trouve d'abord par le réseau : les rencontres, les cartes blanches, les cours avec des directeurs de casting. Elle ajoute que, selon elle, le nombre d'auditions a fortement baissé depuis la pandémie pendant que le nombre d'artistes augmentait.

Qu'est-ce que cette étude ne prouve pas ?

Cette étude décrit 239 personnes qui ont choisi de répondre. Elle ne permet pas d'affirmer que les mêmes proportions valent pour l'ensemble des acteurs du Québec.

  • Pas de marge d'erreur. Les répondants se sont sélectionnés eux-mêmes. L'association américaine de recherche par sondage (AAPOR) juge trompeur de publier une marge d'erreur pour ce type d'échantillon, alors on n'en publie pas.
  • Un recrutement surtout par Facebook. 82 % des réponses sont arrivées par ce canal, ce qui gonfle tout ce qui touche à l'usage de Facebook (voir l'encadré du début).
  • L'auto-sélection. Les personnes qui ont quelque chose à dire sur leur recherche de contrats ont probablement plus répondu que les autres. Un tirage d'un micro était offert aux participants, ce qui a pu attirer des répondants moins concernés ; une question d'habileté et le filtrage décrit plus bas limitent cet effet sans l'éliminer.
  • Des sous-groupes petits. Les répondants qui vivent du métier sont 13, ceux qui en tirent une part importante de leurs revenus 24, ceux qui ont répondu en anglais 12. Les chiffres sur ces groupes indiquent une tendance, pas une mesure.
  • Des réponses de mémoire. Les montants et les nombres d'auditions portent sur 12 mois et reposent sur le souvenir des répondants.
  • Des dépenses en tranches. La dépense moyenne est estimée à partir du milieu de chaque tranche.
  • Une question ambiguë. La question sur les frais payés à l'agence ne précisait pas si les commissions devaient être incluses.
  • Un codage fait par nous. Les réponses ouvertes ont été classées par une seule personne de l'équipe Castflow. Un autre lecteur aurait pu tracer certaines frontières autrement.
  • Un intérêt déclaré. Castflow développe des outils pour les agences artistiques et pour les acteurs. On a donc intérêt à ce que certains constats existent. C'est pour ça que le questionnaire et les données anonymisées sont publiés, et que les résultats qui ne vont pas dans notre sens sont rapportés au même titre que les autres.

L'étude ne mesure pas non plus les revenus des acteurs, ni le nombre total d'acteurs actifs au Québec.

Méthodologie

  • Réalisation : étude conçue, financée, menée et analysée par Castflow (9566-9446 Québec inc.), sans commanditaire externe.
  • Population visée : toute personne qui joue ou veut jouer au Québec, avec ou sans agence, membre ou non de l'UDA, du loisir au professionnel. Une première question permettait de se situer ; les personnes qui ne jouent pas ont été filtrées.
  • Mode : questionnaire web anonyme d'environ 4 minutes, offert en français et en anglais. Le parcours était conditionnel : les questions sur l'agence variaient selon que la personne était représentée, l'avait été ou ne l'avait jamais été.
  • Dates de collecte : du 26 août au 26 septembre 2026.
  • Recrutement : échantillon non probabiliste. Le lien a été publié dans des groupes Facebook du milieu du casting et sur une page Facebook, et envoyé par courriel à 80 organisations entre le 27 août et le 15 septembre : 9 écoles professionnelles et universités, 11 cégeps (profil théâtre), 13 cégeps (programmes de cinéma), 29 troupes de théâtre amateur, 14 écoles et cours de jeu pour adultes et 4 formations en voix. Chaque lien portait un code qui permet de savoir par quel canal chaque réponse est arrivée.
  • Incitatif : tirage d'un micro DJI Mic Mini 2 parmi les participants, sans achat requis, avec question d'habileté. 29 répondants ont choisi de ne pas y participer.
  • Nettoyage : 248 questionnaires reçus. 6 personnes qui ne jouent pas et ne veulent pas jouer ont été retirées, ce qui laisse 242 questionnaires complets. 3 personnes ayant répondu deux fois avec le même courriel ont été comptées une seule fois (réponse la plus récente conservée). Échantillon final : 239.
  • Pondération : aucune. Les chiffres sont présentés tels quels.
  • Calculs : pourcentages arrondis à l'unité. Pour les questions à choix multiples, les totaux dépassent 100 %.
  • Réponses ouvertes : lues et classées une à une par thème. Les citations sont anonymes, sans aucun détail permettant d'identifier une personne, et légèrement corrigées pour l'orthographe.
  • Terminologie : les statuts de l'UDA sont rapportés selon les termes officiels, membre actif et membre stagiaire.
  • Version précédente : un article publié le 10 septembre 2026 sur le blogue de Castflow s'appuyait sur les 148 premières réponses. Les chiffres présentés ici, tirés de l'échantillon complet, les remplacent.

Les questions posées

Libellés exacts, dans l'ordre. Les questions 5 à 11 dépendaient de la situation face à l'agence.

  • 1. Tu te décris comment aujourd'hui ?
  • 2. T'es membre de l'UDA ?
  • 3. Tu vis dans quelle région ?
  • 4. T'es représenté par une agence en ce moment ?
  • 5. Ça marche comment, les frais ?
  • 6. La commission, c'est quel pourcentage ?
  • 7. Dans les 12 derniers mois, t'as payé combien à ton agence en frais ?
  • 8. Ton agence t'a envoyé combien d'auditions dans les 12 derniers mois ?
  • 9. T'as déjà essayé d'en trouver une ?
  • 10. Pourquoi ?
  • 11. Pourquoi t'es parti ?
  • 12. Ton dernier projet ou audition, tu l'as trouvé où ?
  • 13. Quelles sources tu regardes régulièrement ?
  • 14. Par semaine, tu passes combien de temps à chercher des projets ?
  • 15. Combien d'auditions t'as passées dans les 12 derniers mois ?
  • 16. Dans les 12 derniers mois, t'as dépensé combien au total pour ta carrière d'acteur ?
  • 17. Sur quoi ?
  • 18. Tu paies un abonnement à une plateforme en ce moment ? Laquelle et combien ?
  • 19. La dernière fois que t'as vu une annonce de casting et que t'as pas appliqué, c'était pourquoi ?
  • 20. T'es-tu déjà fait avoir par une fausse annonce ou une arnaque de casting ?
  • 21. Raconte.
  • 22. C'est quoi le plus frustrant dans le fait de chercher des contrats d'acteur au Québec ?

Le questionnaire se terminait par des questions sans lien avec l'analyse : l'inscription à une liste d'attente, l'envoi des résultats et le tirage.

Tu veux refaire nos calculs ?

Les réponses aux questions fermées sont publiées en fichier Excel, sans nom, sans courriel, sans texte libre et avec les petites régions regroupées, pour que personne ne puisse être reconnu. Journalistes, écoles, associations, chercheurs : refaites nos calculs, croisez autrement, contredisez-nous. Télécharger les données (Excel)

Une question sur la méthode, une erreur repérée, une organisation qui veut une deuxième vague auprès de ses membres : survey@castflow.co.

Merci aux 239 personnes qui ont pris le temps de répondre, souvent longuement, et aux écoles, troupes, formateurs et administrateurs de groupes qui ont relayé le questionnaire.

Castflow existe pour qu'un acteur n'ait plus à faire le tour de dix sources pour savoir quels castings le concernent. L'accès ouvre par petits groupes : la liste d'attente est sur castflow.co/talent.